Le menhir du Moulin de Lée appelé Pierre de David date du Néolithique. Il a donné son nom primitif au Moulin de Lée. Il se trouvait à la limite probable des territoires gaulois des Carnutes et des Turones.

Ce menhir mesure 2,20 m de hauteur au-dessus du sol actuel mais situé dans le lit où  coulait autrefois la Loire, sa base est enfouie  par 2 mètres de sable qui repose sur le rocher calcaire et au-dessus de ce sable, il y a 1,50 m de terre végétale provenant de l’érosion du coteau. Il en résulte que si sa base était dégagée, ce menhir aurait près de 6m de hauteur. Il a un côté plat perforé de trous profonds et sinueux qui pourraient, parait-il, avoir été creusés dans cette pierre calcaire par des oursins. Le côté plat fait face au soleil levant à l’époque où les jours sont les plus longs de l’année et le sommet est grossièrement aménagé pour permettre à un orateur de s’y tenir debout ou de s’y asseoir. Des cavités de distance en distance permettent d’y poser le pied pour monter ou descendre.

Pourquoi le nom de Pierre David ?

Peut-être que nos ancêtres qui affectionnaient les légendes fantastiques avaient pensé à la pierre que David lança avec sa fronde pour tuer le géant Goliath ?

La légende du pays :

Gargantua ne faisant qu’une enjambée de la pente de Mosnes à la pente de Cangey avait ce grain de sable dans son sabot et comme cela le gênait, il l’a déposé ici.

Une autre légende :

Cette pierre fait un tour sur elle-même à minuit dans la nuit de Noël.

Pour avoir placé ce menhir à côté d’une source, nos lointains ancêtres lui avaient peut-être attribué des vertus miraculeuses. L’eau de cette source souterraine favorise toujours une croissance rapide de la végétation près du menhir et par temps humide une « patouille » sorte de boue liquide s’étalant autour de la pierre.